Le Carnage du Fairway Furieux
Le Carnage du Fairway Furieux
Le club de mini-putt "Le Par-4 des Passionnés" était réputé pour ses parcours fantaisistes : un moulin à vent où les pales tournaient trop vite, un clown à la bouche si petite qu'il fallait une micro-balle, et un trou final qui était un volcan crachant des confettis. Mais ce jour-là, l'ambiance n'était pas à la fête.
Marcel, dont le visage avait déjà la couleur d'une tomate trop mûre au premier coup, était un homme dont la patience s'évaporait plus vite qu'une flaque d'eau en plein désert. En face de lui, il y avait Maurice, un colosse qui, une fois énervé, avait la force d'un gorille et la subtilité d'un coup de marteau.
Dès le trou numéro 1, un simple "wind-mill" (moulin à vent), le ton était donné. Marcel frappa sa balle. Le vent, farceur, la poussa sur le bord, et elle fit trois tours autour du trou avant de rouler lentement... hors du parcours.
Case 1 : Marcel, la tête rouge, serre les dents.
Une bulle de pensée au-dessus de sa tête : "C'est une blague ?!"
Maurice rit, un rire gras qui résonna sur le parcours. Il frappa sa balle. Elle passa parfaitement le moulin, mais au lieu d'entrer dans le trou, elle rebondit sur le bord métallique et revint frapper Maurice pile entre les deux yeux.
Case 2 : Maurice, les yeux exorbités, se tient le front.
Une étoile filante tourne autour de sa tête. Marcel, un sourire narquois, se retient de rire. Bulle de dialogue de Maurice : "MAIS ENFIN !"
Au trou numéro 3, le "Clown Glouton", la tension était palpable. Le trou était la bouche d'un clown géant. Marcel rata sa balle trois fois de suite, son putter s'écrasant dans le gazon avec des bruits de "SQUISH !". À chaque raté, son visage virait au violet, et des petites veines apparaissaient sur son front.
Case 3 : Marcel, les yeux injectés de sang, tient son putter à deux mains au-dessus de sa tête.
Des onomatopées "GRRRR" et "RAGE" l'entourent. Le clown lui fait un clin d'œil narquois.
Maurice, sentant la colère monter, tenta un coup délicat. La balle entra dans la bouche du clown, mais au lieu de tomber, elle se coinça sur une de ses fausses dents. Le clown se mit à émettre un rire électronique et moqueur : "Hé hé hé ! Perdu !"
Case 4 : Maurice, les muscles tendus, saisit le clown par le nez et tente de le secouer pour libérer sa balle.
Le clown émet un "Aïe !" aigu. Marcel éclate de rire.
La situation dégénéra rapidement. Au "Pont des Pirates", Marcel, exaspéré, jeta son putter dans l'eau. Le putter, au lieu de couler, se mit à nager vers un bateau miniature. Maurice, quant à lui, tenta de passer le pont en portant sa balle, mais le pont s'écroula sous son poids, le laissant patauger dans l'eau.
Case 5 : Marcel et Maurice, tous deux trempés et furieux, se regardent fixement, les yeux rouges.
Des éclairs symboliques crépitent entre eux. Bulle de dialogue de Marcel : "C'EST TA FAUTE !" Bulle de dialogue de Maurice : "C'EST LE TIEN !"
Le point culminant fut le trou final, le "Volcan de la Colère". Au lieu de confettis, le volcan crachait maintenant des balles de golf brûlantes. Marcel, le visage maintenant écarlate, frappa sa balle avec une telle force qu'elle traversa le décor en carton du volcan, créant un trou béant.
Case 6 : Marcel, haletant, a les cheveux en bataille et des flammes sortent de ses narines.
Le volcan, éventré, laisse échapper une fumée verte.
Maurice, voyant ça, perdit tout contrôle. Il attrapa le drapeau du trou, l'arracha, et, hurlant à plein poumons, se mit à courir à travers le parcours, frappant tous les obstacles en chemin : le moulin à vent, le clown, le bateau, les brisant un par un dans une frénésie destructrice.
Case 7 : Maurice, tel un personnage de dessin animé, détruit le décor dans une explosion d'onomatopées (CRAC ! BAM ! SPLASH !).
Les autres joueurs et les gérants du mini-putt s'enfuient en courant. Marcel, lui, est là, un sourire apaisé sur le visage, comme s'il avait enfin trouvé la paix intérieure en assistant à ce chaos.
Le Tournoi du Pixel Vert fut annulé. Marcel et Maurice furent bannis à vie du club. Mais dans les annales du mini-putt, leur partie fut celle dont on parla le plus, la légende du "Carnage du Fairway Furieux" où la colère avait atteint des sommets, et où le non-sens avait triomphé dans un festival de destruction joyeuse.
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