L'Odyssée de l'Automne Glacé et du Vent Fou
L'Odyssée de l'Automne Glacé et du Vent Fou
L'Odyssée de l'Automne Glacé et du Vent Fou
M. Humbert, un golfeur qui prenait ses parties aussi sérieusement que la Déclaration des Droits de l'Homme, attendait avec impatience son tournoi annuel d'automne au "Club du Feuillage Éternel". Il aimait le crissement des feuilles sous ses chaussures, le doux parfum de la terre humide, et l'idée romantique d'un dernier golf avant l'hiver.
Mais ce matin-là, la météo avait décidé de se moquer de M. Humbert. Le ciel, d'abord d'un gris mélancolique, se transforma en un dégradé de blanc et de noir. Au lieu de la douce pluie d'automne, ce fut une neige fine et collante qui commença à tomber, tourbillonnant avec un vent furieux qui arrachait les parapluies et tordait les branches.
« Absolument scandaleux ! » s'écria M. Humbert, sa casquette vissée sur la tête. Son caddie, une corneille apprivoisée nommée Corbeau, qui avait la fâcheuse habitude de voler les balles brillantes, gloussa bruyamment, un ver de terre gigotant dans son bec.
Dès le premier trou, le chaos s'installa. M. Humbert frappa sa balle avec un élan désespéré. Le vent la souleva comme une feuille morte, la fit tournoyer, puis la déposa en douceur dans le bonnet de laine d'un spectateur endormi sur un banc. Le spectateur se réveilla en sursaut, pensant qu'il avait été attaqué par un fruit étrange.
Au deuxième trou, la neige s'intensifia. La balle de M. Humbert atterrit au milieu d'un massif de fleurs fanées, désormais recouvert de blanc. Il s'approcha, mais la neige avait transformé le paysage. Ses clubs, gelés, étaient glissants, et chaque tentative de frapper la balle envoyait des gerbes de neige autour de lui. Corbeau, profitant du désordre, s'envola avec une balle de rechange, laissant tomber le ver de terre à la place.
Le vrai non-sens survint au trou numéro 5. M. Humbert, épuisé et frigorifié, tenta un putt. Mais le green était devenu une patinoire improvisée par la neige tassée et le vent glacial. La balle, au lieu d'entrer dans le trou, se mit à glisser, contourna le drapeau, remonta une pente et s'arrêta juste à côté d'un bonhomme de neige que des enfants avaient construit plus tôt. M. Humbert s'approcha pour la récupérer, mais le bonhomme de neige se pencha et lui fit un clin d'œil, puis lui tendit une carotte à grignoter.
Le vent était si fort qu'il commença à soulever les drapeaux des trous voisins, qui s'envolèrent comme des cerfs-volants. Des écureuils, emportés par la bourrasque, atterrirent dans les sacs de golf, fouillant frénétiquement pour trouver des noisettes imaginaires.
M. Humbert, à la limite de l'effondrement, arriva au trou numéro 9, son dernier espoir. La neige tombait à gros flocons, le vent hurlait, et la visibilité était quasi nulle. Il frappa avec toute la force qui lui restait. La balle, un petit point blanc dans la tempête, s'éleva, fut emportée par une puissante rafale, et au lieu de tomber, elle se mit à tournoyer... et se changea en un flocon de neige géant qui retomba doucement sur le bout du nez de M. Humbert.
M. Humbert, abasourdi, regarda le flocon fondre. Il avait perdu sa balle, mais gagné une expérience étrange. Son "dernier golf avant l'hiver" était devenu une initiation au chaos climatique. Il n'avait pas battu son handicap, mais il avait survécu à une farce de la nature. Et Corbeau, son caddie, était parti avec son portefeuille.
M. Humbert, un golfeur qui prenait ses parties aussi sérieusement que la Déclaration des Droits de l'Homme, attendait avec impatience son tournoi annuel d'automne au "Club du Feuillage Éternel". Il aimait le crissement des feuilles sous ses chaussures, le doux parfum de la terre humide, et l'idée romantique d'un dernier golf avant l'hiver.
Mais ce matin-là, la météo avait décidé de se moquer de M. Humbert. Le ciel, d'abord d'un gris mélancolique, se transforma en un dégradé de blanc et de noir. Au lieu de la douce pluie d'automne, ce fut une neige fine et collante qui commença à tomber, tourbillonnant avec un vent furieux qui arrachait les parapluies et tordait les branches.
« Absolument scandaleux ! » s'écria M. Humbert, sa casquette vissée sur la tête. Son caddie, une corneille apprivoisée nommée Corbeau, qui avait la fâcheuse habitude de voler les balles brillantes, gloussa bruyamment, un ver de terre gigotant dans son bec.
Dès le premier trou, le chaos s'installa. M. Humbert frappa sa balle avec un élan désespéré. Le vent la souleva comme une feuille morte, la fit tournoyer, puis la déposa en douceur dans le bonnet de laine d'un spectateur endormi sur un banc. Le spectateur se réveilla en sursaut, pensant qu'il avait été attaqué par un fruit étrange.
Au deuxième trou, la neige s'intensifia. La balle de M. Humbert atterrit au milieu d'un massif de fleurs fanées, désormais recouvert de blanc. Il s'approcha, mais la neige avait transformé le paysage. Ses clubs, gelés, étaient glissants, et chaque tentative de frapper la balle envoyait des gerbes de neige autour de lui. Corbeau, profitant du désordre, s'envola avec une balle de rechange, laissant tomber le ver de terre à la place.
Le vrai non-sens survint au trou numéro 5. M. Humbert, épuisé et frigorifié, tenta un putt. Mais le green était devenu une patinoire improvisée par la neige tassée et le vent glacial. La balle, au lieu d'entrer dans le trou, se mit à glisser, contourna le drapeau, remonta une pente et s'arrêta juste à côté d'un bonhomme de neige que des enfants avaient construit plus tôt. M. Humbert s'approcha pour la récupérer, mais le bonhomme de neige se pencha et lui fit un clin d'œil, puis lui tendit une carotte à grignoter.
Le vent était si fort qu'il commença à soulever les drapeaux des trous voisins, qui s'envolèrent comme des cerfs-volants. Des écureuils, emportés par la bourrasque, atterrirent dans les sacs de golf, fouillant frénétiquement pour trouver des noisettes imaginaires.
M. Humbert, à la limite de l'effondrement, arriva au trou numéro 9, son dernier espoir. La neige tombait à gros flocons, le vent hurlait, et la visibilité était quasi nulle. Il frappa avec toute la force qui lui restait. La balle, un petit point blanc dans la tempête, s'éleva, fut emportée par une puissante rafale, et au lieu de tomber, elle se mit à tournoyer... et se changea en un flocon de neige géant qui retomba doucement sur le bout du nez de M. Humbert.
M. Humbert, abasourdi, regarda le flocon fondre. Il avait perdu sa balle, mais gagné une expérience étrange. Son "dernier golf avant l'hiver" était devenu une initiation au chaos climatique. Il n'avait pas battu son handicap, mais il avait survécu à une farce de la nature. Et Corbeau, son caddie, était parti avec son portefeuille.

Commentaires
Publier un commentaire