L'Évasion en Pantoufles : Le Grand Bordel de l'Hôpital Saint-Gontrand
L'Évasion en Pantoufles : Le Grand Bordel de l'Hôpital Saint-Gontrand
L'hôpital local, rebaptisé par l'administration "Hôpital Saint-Gontrand pour la Tranquillité Vestimentaire" (oui, le même Gontrand), était déjà un lieu de tension palpable. Mais ce jour-là, l'absurde a pris le contrôle total du département des urgences.
Le chaos a commencé à cause d'une livraison. Le personnel avait commandé une nouvelle fournée de jaquettes pour patients, mais le livreur, qui était en fait Flash McDraw (tentant de se reconvertir), avait livré, par erreur due à sa vitesse, une cargaison de boxeurs à motifs flamants roses destinés à un club de plage.
Au même moment, Kevin, admis pour une entorse au pied après avoir trébuché sur une fissure de plancher particulièrement vicieuse (elles s'étaient propagées du Walmart !), était en train de se reposer.
Soudain, une alarme a retenti. Non pas l'alarme incendie, mais l'alarme de la "Fuite d'Absurdité Critique", un nouveau système de sécurité installé après l'incident du Feu de Joie.
C'est là que le spectacle a commencé.
Des patients, soudainement pris d'une envie irrépressible de courir, ont inondé les couloirs.
* Les Hommes aux Cheveux Longs en Jaquettes : Le premier groupe était composé d'hommes aux cheveux longs, vêtus des fameuses jaquettes hospitalières (celles qui s'attachent par un seul fil derrière). Ils couraient à toute vitesse, leurs jaquettes flottant derrière eux comme des capes de super-héros en difficulté. Ils ne cherchaient pas la sortie, ils cherchaient le terrain de golf le plus proche pour une partie urgente de "Hydrate. Swing. Repeat."
* Les Coureurs en Boxeurs : Le deuxième groupe était encore plus surréaliste. Des hommes en boxeurs à motifs flamants roses (la livraison de Flash McDraw !) fonçaient dans l'autre sens, poursuivant désespérément... un petit chariot rempli de cartons de haricots en conserve. C'était une course pour sécuriser la réserve du Cinquième Élément, visiblement la seule chose qui pouvait les calmer.
Kevin, depuis son lit, voyait le désordre total.
— Qu'est-ce qui se passe ? a-t-il demandé à une infirmière qui était bizarrement en train de chanter "Les Beaux Cocos" tout en désinfectant un chariot.
— C'est... c'est une crise d'identité vestimentaire induite par le stress ! s'est-elle exclamée. Les jaquettes veulent l'air libre et le sport. Les boxeurs veulent le gaz !
Soudain, au milieu du chaos, un patient chauve avec un bronzage trop parfait a traversé le couloir sur une planche de surf, criant : "C'est la VAGUE ! Je suis Brice de Nice !"
C'était trop pour Kevin. Il a attrapé sa béquille et a pointé le désordre.
— Je veux faire mon Rrrrrrr! Je veux faire mon Rrrrrrr! MAINTENANT !
L'infirmière, voyant l'urgence, l'a dirigé vers une petite armoire à balais :
— La Salle de Réunion Anonyme des Rrrrrrr! est là ! Criez fort !
Kevin a hurlé un Rrrrrrr! tellement puissant qu'il a fait vibrer les portes des chambres.
Le cri a eu un effet surprenant : tous les coureurs en boxeurs se sont arrêtés net, leurs mains portées aux oreilles. Les coureurs en jaquettes ont ralenti. Le patient "Brice" a perdu l'équilibre.
Le chaos a cessé, non par la force, mais par l'intensité de l'absurdité vocale.
Kevin, guéri de son entorse par le choc, est sorti de l'hôpital en boitant légèrement, mais avec la satisfaction d'avoir réussi la meilleure des thérapies : une dose massive de bordel public.
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